Carnet de voyage

Turquie

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Dernière étape postée il y a 9 jours
25 avr au... Découverte totale de ce pays, méconnu et dont les images en France sont souvent négatives. Très belles surprises à tout niveau, à découvrir de long en large !
Avril 2021
90 jours
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Publié le 16 mai 2021

Cliquez ici pour le parcours en cours (2393 km avec Cargol dont 32 de pistes, 30 en Msx), nos points d'intérêts en Turquie, bonnes adresses, lieux de bivouacs

Et là nous sommes où au moment ou tu lis ces lignes ? Par ici !

Pays précédent : Bulgarie

KM
9636
KM
9636
Publié le 20 mai 2021
C'est dur de s'arrêter au stop en Turquie !
C'est dur de s'arrêter au stop en Turquie !

Cette fois passage de frontière idéal, même pas un regard sur l'intérieur où un... qu'avez-vous à déclarer ? J'ai même checker du poing avec le douanier. Easy ! Rapidement le paysage change, les routes saugrenues de Bulgarie deviennent des 2x2 voies bordées de faux flics en carton, les maisons branlantes deviennent des petits immeubles aux toits finis, ça paraît propre... Au loin des buildings, tout plein de building, un nuage plutôt opaque, pas de doute, nous approchons d'Istanbul...

Istanbul... Accrochez-vous ! ville entre 2 continents... ouais et alors ? grande ville touristique... ouais et alors ? plus peuplée que la Norvège, ou la Suède, ou la Suisse, ou la Grèce, ou la Bolivie, ou la Belgique, ou le Portugal, ou... ah ouais ! Paris est 6 fois plus petit et Istanbul c'est 1/4 de la population française... ah ouais quand même ! En période de Covid, nous n'avons pas vu les interminables bouchons dont nous ont parlé les habitants, mais des infrastructures routières hors normes, un maillage varié de transports en commun (bus, rer, métro, bateaux). La culture du vélo ou du 2 roues n'a pas l'air des plus évoluées, ce qui doit renforcer la problématique de la circulation. Un mélange harmonieux de vieux, de moderne.

Faux flics en carton
Faux flics en carton
un pont Bosphore
un pont Bosphore
Des échangeurs de ouf...
Des échangeurs de ouf...
Istanbul s'étale, s'étale, s'étale sur le continent européen et asiatique de chaque côté du Bosphore

Le contraste est saisissant. Mais dans cette modernité, certains métiers d'un autre temps persistent, comme ces nombreuses personnes qui triment en tirant des carrioles qu'ils remplissent de cartons, bois, plastique, en s'arrêtant à chaque poubelle pour les fouiller.

en plus ça monte fort... 

Pénétrons dans Istanbul... Le Palais de Topkapi... ça permet de montrer la démesure de l'époque des sultans mais ça vaut pas le prix (30€/pers, 3 fois plus cher qu'il y a un an... gné ?). La Mosquée bleue... Extérieurement, elle est grise de crasse et intérieurement, tellement en travaux que tu y pénètres seulement pour quelques mètres et en plus, faux plafond à 3m, tu y vois peau de balle. Sainte Sophie... Cathédrale, puis Mosquée, puis Musée, est redevenu lieu de culte Mulsulman récemment. Vaut le détour, même si l'on n'approuve pas le côté je te mets des demi-rideaux pour masquer certains icônes religieux catholiques. Comme quoi les grandes villes et les monuments prestigieux, cela peut parfois être un peu soulant pour certains.

Mais Istanbul fourmille de l'intérieur... Pas pour nous... Couvre-feu pendant 15 jours...

C.O.V.I.D. = Comment On Vide Istanbul Défavorablement ! C'est clair nous ne sommes pas au bon endroit au bon moment. Tout est fermé, personne. Nous arriverons quand même à rentrer dans une mosquée sympa, pousser quelques portes et monter sur les toits historiques, boire un coup dans un café et même manger dans un restau, au 1er étage pour être caché. Comme quoi tout reste possible 😉

Grand bazar fermé et les commerces dans les ruelles aux alentours fermés
Dommage car ces quartiers en pleine vie valent le détour
FatmaLoute inside
oh un café qui accueille...

Tout est possible, même ça :

John Wayne n'a quà bien se tenir !
My name is Bond, Incognito Bond !
Au pays de Lucky travelo Luke, Incognito Bond est roi ! 

Istanbul... Nous y sommes aussi pour Cargol. Rien de grave, juste quelques améliorations que la flemme nous poussent à faire faire par des personnes compétentes. Et quand tu as un bonne adresse et ben tu y vas : Ufuk Karavan ! L'entrée en matière fut comment dire... Fra-ca-ssan-te ! 😂 En détachant la dernière sangle de sécurité du support moto, patatras, l'attache du câble n'a pas tenu, gros bruit dans l'atelier, les français sont arrivés ! Heureusement personne dessous ! Honda, c'est du costaud, juste un guidon tordu, un comodo qui fait plus que la gueule et un rétro qui ne rétro-tera plus jamais. Rien qui ne s'arrange pas, ça roule !

Crash Test ! 

Quelques attentions pour notre confort et Cargol : exit l'espèce d'étagère en alu fourre tout pas pratique, remplacée par placard simple et efficace, et consolidation de la porte de la soute arrière qui montrait un signe de faiblesse.

Ufuk, l'as de l'aménagement de fourgon ou tout autre type de véhicule ! Tous des pros, passionnés, de l'art manuel. Imaginez votre intérieur, Ufuk vous le réalisera 😉

Et le tout dans la bonne humeur et la convivialité. Ufuk est un personnage attachant qui a un respect social de son petit groupe d'employés (pointeuse, travail 5j/7), plutôt rare en Turquie... Connu et reconnu pour son travail, il est aussi l'invité unique d'une émission télé de plus d'une demi-heure sur le sujet, et évidemment Cargol y a pointé le bout de son nez 😉. Merci pour ces 4 jours et tous ces bons moments en votre compagnie !

Bons repas sur le pouce...
On TV
Plaisirs de grimaces...

A l'issue, nous sommes conviés par Serkan (les prénoms turcs sont vraiment pas comme chez nous - employé électricien soudeur de Ufuk) à venir partager quelques instants dans sa famille. Découverte des us et coutumes locaux, le tout en plein ramadan. Repas vers 20h30 et à l'issue "Partagerez-vous avec nous le repas à 3h du mat ?" " Euh, on peut se recoucher après ? 😉" Excellents moments de convivialité et de sympathie !

Serkan à la démonstration de la théière traditionnelle 
La cuisine turque est bonne mais va falloir que nous fassions attention 😉
La famille + amis

Lac d'Iznik

"Fuir" Istanbul, retrouver de la verdure, retouver des arbres, de l'eau... Une centaine de km suffiront pour se retrouver dans un lieu bien authentique, au bord de l'immense lac d'Iznik. Au réveil au petit matin une toute petite dame un peu âgée vient taper à notre porte (ben oui, pas de sonnette sur Cargol !). Par des signes elle nous fait comprendre qu'elle nous attends à la petite cabane de pêcheur au bord de l'eau, à quelques mètres de nous. C'était parti pour un petit déjeuner : olive, oeuf, pain, thé... Echanges essentiellement gestuels ou au travers de l'application bien pratique Google translate, le courant passe vite.

notre "Maman pêcheur" !

Nous devions rester qu'une nuit sous les arbres et tables de piknic. Nous en resterons 3 ! Immiscés un peu plus dans leur quotidien avec famille et amis, nous sommes tous les jours couverts de cadeaux gastronomiques (Olives à coups de kilos, pain, gâteaux, confitures, légumes...). C'est bon pour le coeur, alors pour les kilos nous verrons plus tard 😉

En action à 7h du mat
Un comportement de mère à ses enfants
On a du poisson !
Faut amener le poisson à la coopérative
3 jours plus tard, le départ, chaudes larmes de notre maman pêcheur

Nous continuons donc à goûter à l'hospitalité Turque. Plusieurs habitants locaux passent par là et tous nous demandent si ça va, si la Turquie nous plait... Une jeune fille qui partait nous accoste et nous demande directement si nous pouvons venir prendre le café chez elle, que cela lui ferait très plaisir... Rdv pris pour le lendemain... Ce sera thé pour moi et découverte d'une grand maison turque dans le village, dans cette famille qui vit de la production des olives. Photos avec le voisinage intrigué, nous en repartons avec de bons souvenirs, et... des olives....

Irem et Les mamans du voisinage ! 

Pour finir dans ce lieu riche en locaux turques super sympas (pléonasme inside 😉), un petit Vie ma vie furtif pour aller aider à retirer les filets. Très bonne pêche ce jour là, faut tirer dur, les petits poissons d'argent sont là ! Bon moment de convivialité encore, qui sera évidemment ponctué par quelques kilos pour nous qui finiront en friture très bientôt 🤪

Oups intéressant tout ça ! go go go !
Tire Marcel, tire !
C'est petit mais ça pèse des dizaines et des dizaines de kilos
Et zou dans le tracteur puis après en caisse
Un Vie ma vie furtif... 

Lac Ulubat et Village de Gölyazi

2 bivouacs nous attendent dans notre descente vers la mer Egée. La Turquie se révèle un peu plus de jours en jours à nos yeux, quiétude, sérénité, accueil, petits villages, petits commerces ou grandes industries, pêcheurs un peu partout...

Vieilles maisons toujours habitées
des pécheurs de partout
Ce chêne là,, il a oublié d'être normal
Gölyazi 

Petit Lac de Yesilkoy

Il est temps d'attaquer la friture des poissons d'argent du lac d'Iznik. Ne pas toucher aux moutons, ne pas toucher !

Simplement bivouac
Publié le 28 mai 2021

Cargol retrouve enfin la mer et des bivouacs sympas ! Depuis... l'Albanie ! Cela fait plus de 2300km que nous avions pas eu de jolis bivouacs tranquillou de bord de mer. Un confinement général de 15 jours a été décrété. Il nous a déjà privé de la vie urbaine trépidante d'Istanbul. Ne souhaitant pas revivre cette expérience, nous décidons de prendre le temps pour découvrir Egée et faire les 150 km qui nous sépare d'Izmir. Nous pourrons ainsi y arriver le jour du déconfinement et profiter de l'ambiance commerciale, notamment des quartiers bazars (=souk). Une semaine donc que nous faisons en 4 étapes sur des lieux très différents. La côte au nord d'Izmir est assez découpée, avec quelques péninsules plus ou moins fines. Littoral et plages de cailloux, pas de falaises abruptes mais un relief arrondi plus ou moins prononcé (des collines quoi). La route proche du littoral oscille entre le bord de mer et 300m d'altitude, laissant accès à des criques sympas souvent occupées par des petits villages ou quelques structures touristiques lègères.

Karaagac, station dortoir

De très jolis maisons, secondaires ou pas, essentiellement toutes avec des jardins, des aménagements sur le front de mer, des oliviers partout en guise de palmier, c'est paisible... Nous en profitons pour un petit bbq sur plage pour finir la friture de poisson. Pas de sable, pas de vent, il n'y a que le poisson qui croustillera sous la dent.

Front de mer de Karaagac 

Péninsule d'Ayvalik, un coin perdu

Site classé en parc, mais ici rien ne nous empêche d'y dormir. 6 km de pistes plutôt défoncées que les autochtones affrontent quand même en voiture, pauvres suspats ! C'est le prix à payer pour arriver au bout et profiter d'un lieu original. Il est même possible de rejoindre l'ile d'en face à pied en se mouillant jusqu'à la hanche. Nous aurions pu tenter le coup avec Cargol, ce serait passé. Vu qu'il faut quand même surveiller sa tension, vaut mieux éviter le sel et ménager notre copain Cargol !

Bout de la péninsule d'Ayvalik 

Ca pêche fort le poulpe dans le coin ! Nous verrons 2 personnes durant notre passage à ce bout du monde. Tous deux pécheurs apnée/harpon de l'octopus. Un petit bateau accoste en fin de journée. Des poulpes ? Vous pouvez nous en vendre ? Cool ! Négocié à 8€ le kilo, c'est un produit de luxe pour le commun des turcs. C'est parti pour projeter violemment au sol les 2 poulpes pour les attendrir, puis MaLoute, spécialiste en tout genre de produits sous-marins se charge de la suite, nettoyage et cuisson au top, slurp !

Denizkoy, tout petit village

Cette fois, c'est un petit village ancien à 1h de route d'Izmir dans lequel nous décidons de nous arrêter. Une rue de front de mer bordées de bar-restau (fermé car covid) et d'anciennes maisons avec jardins. C'est paisible et authentique. La vie s'y organise autour d'une boulangerie qui a le droit d'ouvrir sa petite terrasse en bordure de plage. D'une nuit prévue, nous en passerons 3. Encore des rencontres sympathiques dont Tolga, Turc ayant passé 8 ans en France, guide conférencier de métier. Longues heures à discuter en sa compagnie où nous apprenons beaucoup sur le peuple, l'histoire, les coutumes.... Lors d'un apéro en bord de mer en compagnie de son ami Osman, une mobylette (soit 3 personnes couple + enfant, pas de casques bien sûr) s'arrête à notre niveau, nous tendant une poche en plastique et nous disant "Disser". Nous comprenons rapidement qu'il s'agit d'un cadeau, d'un dessert pour nous. Sans autres mots, juste avec des sourires, ils repartent et nous ne les verrons plus. Vous avez toujours peur des turcs ? Dans 2 ans ce sera le centenaire de la République Turque fondée par Atatürk, n'hésitez pas à venir à ce moment là dans les parages !

Tout petit village tranquille de Davikoy 

Foça

Une baie abritant une petite ville et curieusement, un petit bout de terre sauvage au milieu, préservé de toute urbanisation et accessible aux véhicules. On ne pouvait pas trouver mieux pour patienter une journée de plus !

Péninsule dans la baie de Foça 
Publié le 1er juin 2021

Izmir

Un peu comme Istanbul, une ville coupée en deux. Bras de mer pour Istanbul, immense baie pour Izmir. Dans les deux cas pour passer d'un côté à l'autre rien ne vaut les bateaux qui tournent en continu et qui coûte rien du tout. Un certain côté plaisant tout ça.

Sinon, Izmir ? rien d'extraordinaire à y voir, mais pour nous c'est la fin de la quinzaine du confinement général et tous les commerces ouvrent ! C'est parti pour l'ambiance des bazars (comprendre souk, marché local). Immense quartier de petites rues avec les échoppes, généralement regroupées par corps de métiers. On adore ! Ca fourmille dans tous les sens, ça sent bon et ça pue rarement, tous les genres sont mélangés, tu peux tout trouver, le tout sans que ta bouille de touriste soit harcelée. Que ça fait du bien !

Celui-là récupère plastiques et cartons
On a embarqué là de bonnes cervelles et une bonne langue !
Bazar d'Izmir 

Les restaurants n'ont pas ré-ouverts encore mais tu peux faire de l'emporter. Vu que le service en terrasse n'est pas encore autorisé, tu peux t'assoir sur une chaise mais tu n'as pas la table... ok !

Restauration à emporter sur place ! 

Station de ski, chien polaire ?

Non, Pamukkale !

Site classé par l'Unesco, il comporte 17 sources dont certaines ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce gaz, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. Chaque litre d'eau délivre un demi-gramme de carbonate de calcium.

Le site est exceptionnel mais a bien été massacré par l'homme. Durant le 20ème siècle, un hôtel avait été construit au-dessus du site. Ils avaient alors réalisé une route traversant les terrasses calcaires. Carrément ! Avec le classement du site par l'Unesco, l'hôtel a été détruit et des grandes vasques en cascade ont été aménagées à la place de la route.

Sans que l'on sache pourquoi, les eaux du site sont désormais canalisées. Ils dirigent les eaux vers telle ou telle partie pour entretenir la blancheur. Les "vasques de la route" sont entretenues avec de l'eau mais sans forcément d'écoulement comme quand nous y sommes passés. Du coup l'eau était froide et nous n'avons pu y faire trempette, dommage 😦

Bivouac sympa avec d'autres voyageurs
Canalisation ouverte ou fermée
Un site exceptionnel, malheureusement pas si superbe qu'il pourrait l'être 

Cela n'empêche pas de faire de belles photos bien cadrées, mais est-ce que Pamukkale vaut vraiment le détour ? En tout cas les ruines d'une ancienne cité sont présentes en haut du site, dont un superbe théatre avec ses deux étages de gradins bien conservé (rare en Turquie). Cela laisse imaginer l'extraordinaire cadre dans lequel on vécu nos anciens ici ! 😀

Un détail du sol
Pamukkale vu du bon côté 
Mert notre capitaine

En route pour une nouvelle expérience ! Après le 1er workaway en Bulgarie, c'est parti pour notre 2ème, à bord d'un voilier, en compagnie de Mert (l'hôte) et de Barbara (une "volontaire" comme nous, mais Slovaque). Si nous avons le pied marin ? Aucune idée, c'est pour nous deux une première. Les échanges prévus sont simples : de l'aide en cuisine, en nettoyage, en navigation. Nous prévoyons quand même de dormir dans Cargol si nous restons à terre (on ne sait jamais hein). Pas de vent le premier jour. Nous sortons quand même faire un micro-tour, puis bricolage divers et cuisine avec Barbara, une experte en Véganophilie.

Bon petit voilier de 11m bien sympathique 

2ème jour : Le vent s'est fortement levé, décision prise de sortir en mer. Ca souffle fort, ça décoiffe même (pas ma coiffure mais ma casquette !). Nous apprenons à manoeuvrer sous les ordres du capitaine, que nous sentons parfois un peu limite dans son expérience. Pas forcément très rassurant ou sécurit quand ta coque de noix navigue à 45° sur l'eau. Lui même abrège l'expérience sentant sans doute un peu ses propres limites, de surcroît conjuguées avec notre inexpérience. Des kites-surfeurs s'en donnent à coeur joies en nous frôlant. Nous apprécions le retour sur la terre ferme, concluant que nous ne passerons pas notre vie sur un bateau 😉. Pour finir la journée, bricolage et réparations diverses à bord mais avec mes outils car Mert est totalement démunis de tout ustensile manuel.

Haute maîtrise de deux Kites qui nous frôlent où travaillent en syncro 

3ème jour. Le vent est limite tempête. Nous ne bougeons pas. Ayant prévu de rester une semaine, nous en profitons pour faire un point. Devant le peu d'échanges avec Mert (souvent absent du bateau ou qui s'endort le soir la dernière bouchée avalée), nous décidons de continuer notre chemin... par la route. Barbara qui s'était un peu accroché avec lui le matin même nous demande si elle peut profiter de Cargol pour partir de là... Aucun soucis pour nous tu es la bienvenue ! Sans le savoir j'allais avoir mon harem pour 10 jours !

La route longe la côte bien découpée, sauvage et peu peuplée. De jolis bivouacs en perspective...

Extrémité de la péninsule de Bodrum
Barbara pète les plombs !
Péninsule de Bodrum 

Beaucoup de beaux voiliers sur cette côte, mais ils ont tous un point commun quand ils naviguent : ils ne savent pas sortir les voiles. A quoi donc servent ces cordes et mats inutiles ? A faire style sans doute, "J'ai un voilier !"

Sous les conseils de français croisés à Pamukkale, nous profitons d'un bivouac plutôt magique !

Spot de rêve 

Un seul bémol à ce superbe lieu. La capacité des turcs à venir mettre leurs roues dans les galets de la plage, évidemment là où il y en a le plus et où cela penche le plus ! Une voiture enlisée en journée et l'autre à 5 h du mat. Cargol sort ses plaques de désensablement sous l'éclairage de la pleine lune. Heureusement que le cadre est joli et qu'ils sont sympas ! Pour nous remercier : "Vous avez du linge à laver ?" Quand tu entends cette question, à cette heure-ci de la journée et à cet endroit, tu as envie d'éclater de rire ! "euh oui" - "Nous avons une laverie professionnelle et nous pouvons vous les ramener" - "ok mais nous dormirons un peu plus loin sur la côte ce soir, nous ne savons pas encore trop où" - "Pas de problème, nous nous débrouillerons" - "Ok, je te donne couette et draps, couverture ("Maloute, sort du lit on nous pique le linge !"), serviettes, pantalons...

On a un peu l'air cons quand même 😉

Alors et nos journées dans tout ça ? Difficile : Cuisine, ferry, entretien (coupage de cheveux, couture), bains dans des sources d'eau chaude, marchés locaux...

y'a bon végan
Ferry Bodrum - Datça
moi j'te coupe, toi tu m'coupes
peuvent pas faire un peu plus gros les aiguilles ?
Bassin chaud
source chaude dans la rivière
Oups ! 

Notre Cargol s'arrête et tire sa révérence face à ce reptile quadripode. Sa présence est normale, cette côte de la Turquie est connue comme terre de reproduction de tortues marines. Visite d'un centre de soins pour tortues, avant de repartir en mer certaines y passent plusieurs mois, d'autres plusieurs années.

Celle-ci c'est plutôt fossilisée
Celle-ci s'est décomposée
Celle-ci repartira en mer prochainement

Un dernier petit bivouac... C'est là que notre linge propre nous est ramené en tout début de soirée, livré par un taxi qui aura fait 100 km pour venir nous retrouver, le tout en finissant dans un coin bien perdu après 6 km de piste. Les turcs ont une parole, c'est confirmé !

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