Réflexions, Préparatifs...

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Quand on décide de changer de vie, de retourner à des vraies valeurs, de découvrir les peuples qui nous entourent, d'observer la nature dans son état sauvage... bref la vie quoi !
Du 1er janvier 2018 au 1er septembre 2019
608 jours
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C'est dans ce carnet que vous trouverez moultes détails et anecdotes sur ce long projet.

Faites défiler la page ou rendez-vous directement sur certains chapitres via les liens ci-dessous :

2 - Réflexion, quand la cervelle travaille (publié le 2 décembre 2018)

3 - Dans la tète à MaLoute (publié le 2 décembre 2018)

4 - Le début de la transformation (publié le 19 avril 2019)

5 - Modifs extérieures, Automne 2018 (publié le 25 avril 2019)

6 - Modifs extérieures, Hiver 2018 (publié le 02 mai 2019)

7 - Mécanique, améliorations, Printemps 2019 (publié le 8 mai 2019)

8 - Modifs... Fin de l'étape montpelliéraine (publié le 11 mai 2019)

9 - Autonomie électrique (publié le 19 mai 2019)

10 - Juin à août 2019, ça avance, ça avance (publié le 23 septembre 2019)

11 - Aménagement intérieur, phase 1 (publié le 20 octobre 2019)

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Partir… Partir où ? Partir comment ? Partir pourquoi ? Partir avec qui, Partir pour qui ? Quand tu as la bougeotte, des tonnes de questions te trottent dans la tête, reviennent à longueur de journée, viennent perturber ton sommeil, t’empêcher de rompre tes insomnies. Quand tu as envie de partir à la découverte, de fuir ton quotidien et tout ce que l’on t’impose, la destination importe peu. Comme on dit, tant qu’on à l’ivresse… Donc des idées de pays sont bien en tête, mais quand tu sais que bon nombre de pays sont accessibles, cela devient un peu secondaire. Par contre se demander qu’est-ce que tu vas y trouver et qu’elles en seront les contraintes, cela devient une réflexion judicieuse. Judicieuse à plusieurs titres et notamment dans le futur choix de ton moyen de déplacement.

Quel moyen de locomotion ? La 1ère idée qui me resta très longtemps dans la cervelle, fût la moto. Le 2 roues me semblait le compagnon idéal de tout périple lointain : faible encombrement, mobilité, rapidité du déplacement, aussi à l’aise dans des grandes villes que sur des petits chemins. Et pour l’entretien ou les pannes, il doit bien y avoir une concession dans toutes les villes non ? (Novice encore le type dans ses réflexions 🧐 !) L’achat de ma BMW GSA en 2013 allait dans ce sens. L’âge aidant, où plutôt la sagesse grandissante (à l’approche de la 50aine on finit par l’approcher) la réflexion évolue et les inconvénients face à ce type de moyens de transport surgissent. Je pense notamment au risque de devoir interrompre son périple à cause du potentiel élevé de dangerosité lié à la moto, de la mécanique pointue et au manque de confort. Ce dernier point n’est peut-être pas important sur un tour du monde de 1 ou 2 ans, mais sur un projet lointain ? Comment réagira-t-on au manque d’espace de rangement ? à l’humidité ? au froid ou à la chaleur ? Le tout, sans grand moyen de lutte…

Il était donc nécessaire d’explorer d’autres pistes de déplacement. Le 4 roues semblait donc logique. Oui mais quoi ? Petit, moyen, grand véhicule ? Neuf, Occasion ? Tout terrain ? Essence, Diesel, GPL, Electrique ? Petit ou moyen fut vite éliminé. La 4L ou un petit fourgon dans lequel tu tiens pas debout, autant repartir sur l’idée de la moto.

Neuf ou occasion ? En traînant plusieurs semaines sur des forums spécialisés de véhicules et de grands voyageurs nomades, la connaissance s’agrandit et la lumière de tes besoins s’imposent. On apprend que dans de nombreux pays, pour éviter des paperasses à n’en plus finir aux passages de frontières , et pour éviter laisser une caution de ton véhicule à l’entrée avec espoir de la récupérer à la sortie, il existe des solutions telle que le CPD… Un gros mot voulant dire Carnet de Passage en Douane. Pour obtenir ce sésame, tu dois laisser en France une caution de la valeur de ton véhicule 💪. Ah ouais quand même ! Un super bon fourgon neuf, aménagé en 4x4, on frôle quand même les 150 000€. Merdum comment faire ? Non seulement tu dois investir 150 k€ dans un bahut mais tu dois aussi aligner 150k€ de caution... budget 300k€... MaLoute sur le trottoir et on part dans 10 ans ?

Autre soucis lié à un véhicule neuf, c’est que nous vivons dans une époque de normes à outrance, de lutte contre la pollution à tout va et kikecékinouaide là-dedans : l’électronique. Et là, badaboum, norme Euro6, ADBlue te fous dans la mouise ! Quand tu sais qu’il te faut brancher une valise pour savoir comment ton véhicule tousse de travers, va-t-en réparer au fin fond de l’Afrique ou des Amériques ! Donc, tout naturellement, le choix est validé, ce sera l'occasion ! Bon l’occasion, pas évident quand tu sais à peine faire la différence entre un boulon et une vis. La vis fait partie du boulon, oui maintenant c’est rentré dans la tête 🧐 ! Pas d’électronique, pas d’électronique. Houlà, on tombe dans du vieux là ! Tant mieux, cela résout le soucis du couple caution/CPD. Plusieurs semaines, mois à arpenter les méandres du net et des sites, rêvant de plus en plus… Un 1er billet d’avion pris pour aller voir un bahut vers Lille, mais rapidement annulé après prise de renseignement chez Iveco. Iveco n’a plus aucune trace technique sur ce type de véhicule et difficulté à trouver des pièces… coup de blues ! Mais dans la foulée une autre annonce du côté de Genève. Un Magirus Deutz 🤪 késako ? renseignements pris, c'est une marque lancée en 1884 (si si !), spécialisé dans les camions de la sécurité civile et les bus... un assembleur qui ne prend que le meilleur des différents fabricants, rachetée par Iveco en 1980. La personne est difficilement joignable mais j’arrive à la convaincre de mon intérêt. Il veut consulter toutes les réponses à son annonce afin de confier son bébé à la meilleure personne, au meilleur projet… RDV dans 2 mois car Monsieur à un rythme d’enfer et souvent à l’étranger pour plusieurs jours… Patience… Horrible. Perspicace, j’obtiens le 1er RDV des 3 jours de visites potentielles ou d’autres personnes doivent venir le voir. Il a réussi a réunir toutes les docs, un motoriste Deutz sur Toulouse a toutes les micro-fiches du moteur, cela confirme le bien fondé...

Cargol est là ! Cargol me fait de l’oeil et il ne me faudra que deux heures pour me décider, son propriétaire prenant alors son téléphone pour prévenir des personnes sur la route, venant de Bretagne, de Belgique ou d’ailleurs pour voir Monsieur Magirus.

1 mois et demi plus tard destination Genève avec Maloute pour rapatrier Cargol. Objectif, le ramener entier sur Toulouse. 6h de formation sur place sous une petite pluie pour essayer de comprendre l’Alien... Son Maître Mathieu le connait par cœur, mais pour nous c’est une nouvelle langue à apprendre, ou plutôt à ingurgiter, faite de mots désagréables tels que compresseur, pompe, palan, ampères, 12v et 24v, purge, pression, graisseur, différentiel, vitesses courtes, eaux grises et eaux noires... Mathieu comme tout passionné est passionnant. Il a passé plusieurs 100aine d’heures sur et sous son camion à tout étudier mais, il faut reconnaître que nous avons souvent du mal à le suivre. Idée géniale et astuce incontournable, nous filmons tout de cette formation, nous pourrons nous la repasser en boucle lors nos futures problématiques !

Oui mais l'huile, je la mets où ? 😜

Retour à Toulouse avec Cargol

Mon permis poids lourd date de 1990 et de l'armée, soit 5mn sur un parking ! pas conduit d'engin de ce type depuis... 27 ans 😳 mais quand faut y aller, ben Go go go ! En fait, easy, le type il est souple et paraît bien sympa avec nous. Pas question de prendre l'autoroute et nous décidons de passer voir des amis, quelque peu perdus dans une zone montagneuse à l'ouest de Valence. Quelle idée ! Petite route, minuscule route, village perché ou 1 simple voiture et un vélo ne se croisent pas. Délire !

Easy ! 

Le tout passe à quelques cm près, je crois que nous avons raté des panneaux non ?

Easy bis !
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Publié le 2 décembre 2018

Après une vie assez chaotique durant de longues années (p'tain j'ai déjà la 50aine), voici mon objectif atteint : achat de mon appartement. Enfin un peu tranquille ! Dorénavant, je serais gouine ou none mais les mecs j'arrête.

Et puis, Louis me propose de passer une soirée billard au 147, l'occasion de revoir Bibouille, un papa que je rencontrais à l'époque où nos enfants jouaient au ping-pong. Soirée très sympa, puis une autre à suivre avec une amie Sabine qui me dit : mais il te dragouille le Monsieur... moi, même pas dans tes rêves... et voilà Franck en mode je rame .... j’ai presque réussi à l’épuiser.... Un resto, un week-end romantique en moto sur un malentendu (je pensais que nous allions chez des potes), naïve à fond, du grand mumu quoi !

A notre retour il m’informe qu’il part 2 semaines en corse en moto. Ok très heureuse pour lui, moi je bosse, et là il me dit : tu viens ? Aucune réaction, limite même pas entendu... il m’aura fallu 24 h pour lui envoyer un sms « sympa ta blague sur la Corse»... Pas une blague ? Bon ben tu me laisse 48h et j’arrive. Le temps de demander à ma responsable de service une rallonge de 15 jours de congés, alors que je rentre juste de trois semaines de vacances... pas gagné tout ça mais elle me répond « vas-y » génial merci Marie. La corse en moto avec Franck en mode aventure, de belles rencontres avec les autochtones, plongée à trois, tout est top je retrouve mes 20 ans ! C’est là que Franck me parle de sa douce envie de voyage au long-cours... oups pas prévu du tout, pas possible pour moi, boulot, famille, dette, une vie à la française quoi ! Dans quoi je m'embarque encore... Alors gouine, none, ou aventurière ? Pour quelqu’un qui n’a goutté à aucun des trois.....mais une chose est sure amoureuse 😍

Nous continuons à profiter de la vie malgré nos emplois du temps bien chargés. Des balades et des voyages en moto, l’envie de prendre le guidon me démange trop, s'est décidé faut que je passe le permis. Après avoir cueilli les pâquerettes 3 fois au permis plateau, Il fallait faire quelque chose : un coup de rhum accompagné de 2 anxiolytiques pour passer ce putain de permis et le tour est joué, j'ai arrêté de faire la tondeuse. La formation moto sera encore longue (et parfois douloureuse), bien aidé par les informations de la FFMC encadré par la police (et oui ils servent parfois à quelque chose de non répressif), la patience de ma moitié et bien aidé aussi par tout ceux qui ont bien voulu d'une boulette en balade (ils se reconnaitrons 😉)

Et le voyage me direz-vous ? J'y pense plus que très souvent : l'Afrique, grands espaces, avoir le luxe de prendre le temps de croiser des locaux, avoir comme seule contrainte la durée des visas... Mais avant tout ça, on redescend sur terre, que de questions : les parents 92 et 88 ans, comment leur annoncer ? le boulot une année sabbatique à valider ? mon appart à louer ? Nombreuses nuits agitées car si pour Franck c’est un projet de longue date, moi je dois assimiler.

Une petit escapade à Genève pour aller chercher notre future maison Cargol chez Mathieu, une personne passionnée, mais qui parle une langue étrange (durite, silent bloc....) vive la gopro ! Au bout d’une journée de formation, il nous remet la clé et là ! on se regarde... Où met-on la clé pour démarrer ???!!!! Petit moment de solitude ! C’est toi qui a le permis poids lourd c’est comme le vélo ! Bon nous voilà parti pour 2 jours et 2 dodos direction Cugnaux et oui il ne se nomme pas Cargol pour rien....

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Prendre le temps de la réflexion, laisser murir le projet…

Pour faire murir le projet il faut déjà en parler avec des proches, ce sont ceux qui vous connaissent le mieux et qui vous feront ouvrir les yeux sur certaines facettes qui auraient pu passer au second plan car trop fou l’on est au début.

Une fois que l’on a choisi son type de véhicule (cf le carnet Réflexions en ce qui nous concerne) il faut aller traîner des heures et des heures sur des forums spécialisés, s’intéresser à tous les types de sujets, prendre des notes sommaires et enregistrer des liens par thématiques qui permettront de trouver la bonne information le jour J d’un choix.

Ces forums peuvent également donner l’opportunité de rencontrer directement des personnes passionnés, soit peut-être tout proche de vous, soit en se rendant à des rencontres annuelles généralement organisées (Le week-end des petits gros du forum Dubocquoi, le Salon des voyageurs de St Nectaire, Salon du Véhicule d’Aventure à Corcoué sur Logne, Foire du Tout Terrain de Valloire…)

Le réseau de personne s’agrandit ainsi naturellement, tout comme le savoir. Nous y avons fait de belles rencontres humaines (P’tits gros), où nous avons découverts une multitude de personnes d’horizons très variée, toutes animées d’une soif de vie, de découvertes, de simplicité et de valeurs humaines très profondes et respectueuses. C’est comme cela que nous avons rencontré Yann qui est en train de devenir une référence en France sur les Magirus, à 120km de Toulouse… qui l’eut crû ? Ou encore Alexandre juste à côté de nous, à quelques km, hanté par les mêmes interrogations et qui possède exactement le même véhicule, un Magirus 170D double cabine… qui l’eut crû ? Ou encore Fred et Véro, jeunes retraités passionnants vivant désormais en PL à la recherche de nouveaux horizons mondiaux, ou alors Fred et Ludi et leurs 3 jeunes enfants partis pour une année sabbatique en Amérique du sud qui nous nourrissent de leurs joies… Monde sans fin… !

Comme quoi internet à du bon, à condition de se bouger l’arrière et de ne pas avoir peur de dire aussi des conneries. Cela me rappelle une fois ou je posais sur un forum une question pour savoir si j’avais bien compris. Réponse apportée : "Eh bien non, c’est l’inverse qu’il faut comprendre" 😂 C’est par l’erreur qu’on progresse aussi non ?

Laisse faire le temps, c’est lui qui te guidera...

Avant de rentrer dans des aspects un chouia plus techniques n’oubliez pas que côté finance, il faut généralement compter 1,5 fois de plus que vos idées de départ ou alors faudra faire des choix drastiques 🤯

L’apprentissage de la mécanique… c’est tout d’abord avec un ami, Jérôme, que nous découvrons le monde de la mécanique. Au moins dans ce type de véhicule, pas de valise à brancher, tout est logique, accessible, ou presque.

Inspection de l’injection

Côté moteur comment il va le Cargol ? Démontage des sièges et des garnitures pour avoir accès à la trappe moteur côté pompe à injection, injecteur et cylindre. Démontage de ces bordelous, les injecteurs sont plutôt encrassés, un peu normal après 30 ans. Ca tiendrait mais autant repartir sur du propre. Voilà donc Cargol avec 6 injecteurs tous neufs et une pompe à injection qui a juste eu besoin d’une petite révision car elle tenait la forme.

Basculement de cabine

Bon va falloir soulever la cabine pour, déjà savoir le faire, et essayer aussi de comprendre ces Aliens de métal qu’il y a partout… L’ancien Papa de Cargol m’avait dit à propos de lever la cabine "C’est le bordel". Vrai, on confirme à 300%. L’électricité générale et de la cellule de vie, plus l’ajout de différents éléments n’ont pas été conçu ou penser pour le levage de la cabine.

Prévoir les galères et se faciliter la vie une fois sur la route, n’est-ce pas là le challenge et les priorités ?Donc au lieu de mettre 4h avant de lever la cabine on vise… une heure (?!) Pose d’un vérin, fabrication de pièces métalliques spécifiques, soudures, perçage, mise en place de connecteurs multiples… y’a toujours des solutions !

Préparatifs du levage avec treuil, le bordel !

La cabine une fois levée fait apparaître son lot de multiples blocs de ferraille, de câble et de tuyaux métalliques, d’engrenages bizarroïdes, mais finalement, Jérôme, à force de répétition nous inculque un savoir et les choses apparaissent plus claires et commencent à porter des noms. Tout prend forme… En attendant d’ausculter plus avant certaines parties mécaniques, nous concentrons une partie de notre énergie à amener des solutions pratiques ou fonctionnelles à Cargol : Support moto, rehausse cabine, préparation du toit pour des panneaux solaires, escalier…

Découverte des entrailles ! 
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Motos ?

Dans le cadre de notre futur style de vie, nous nous posions également la question des déplacements d’une manière générale. Un poids lourd a ses avantages mais aussi des inconvénients… La moto, outre le fait que nous aimons ça pourrais nous être utile dans bien des cas :

  • partir à la journée faire une boucle ou quelques jours pour visiter un coin non accessible à Cargol (routes ou pistes trop défoncées, trop étroites…)
  • Aller chercher de l’aide en cas de panne ou de plantage,
  • Stationner en périphérie d’une grande ville et accéder facilement au centre ville…

1 grosse moto, 2 petites motos ? Le choix s’impose assez vite : avec 2 petites, on va moins vite donc on prends ainsi moins de risques, s’il y en a une en panne il restera toujours sa copine, facile à entretenir.

Ouais bon facile à dire mais on les mets où et comment les petiotes hein ? Il a fallu attendre une insomnie un jour à 3h du mat pour avoir la bonne idée… Il suffit de les mettre l’une sur l’autre, avec un portique basculant, un axe libre qui les maintiennent verticales et les motos seront côte à côte le portique une fois basculé. Vous avez suivi ? L’idée était là, le réseau à pris le relais. Michel bricoleur de génie compris en quelques secondes le principe, n’a mis qu’une minute pour me faire le dessin et a dit "Banco" !

Rdv pris, et deux mois plus tard le système était fonctionnel avec un treuil pour manoeuvrer le tout. Merci Michel !

Construction support moto et transfert roue de secours 

Réhausse de la cabine

A force de rentrer et de sortir de Cargol depuis plusieurs mois déjà, il apparait que si l’on pouvait relever une partie du toit de la cabine, cela m’apporterait un grand confort. En effet, Cargol possède une double cabine dont l’arrière accueille le salon. Mais le plafond est à 1m55. Assis cela ne pose pas de problème, mais pour y passer du temps, autant soulager un peu le dos non ?

Le réseau va à nouveau jouer pour cette réalisation et pour bien d’autres décisions également.

Nous avions pris le temps d’aller à la réunion annuelle des "P’tits gros". Week-end organisé fin mai 2018 par quelques passionnés réunis à la base autour d’un forum internet (forum.bernard.debucquoi.com). Nous y avons rencontrés des personnes de multiples horizons, famille avec 3 jeunes enfants partant en Amérique du Sud pour un an, retraités vivant ou pas dans leur poids lourds et vadrouillent parfois plusieurs années, jeunes ou moins jeunes vivants à l’année dans leur maison-camion… C’est dans cette dernière catégorie que nous avons rencontré Yann et Moumou qui vivent au bout d’un champ dans le cadre d’une association communautaire proche de St Antonin Noble Val. Yann, mécano passionné de camion et des Magirus, travaillant le fer, le bois, et Moumou, ébéniste qui s’éclate à partir de troncs d’arbres, à aménager l’intérieur de cellules. Ils sont d’un grand savoir pour nous, ayant en plus parcouru une partie de l’Afrique et de l’Asie avec leur Magirus.

le Terrain de jeu et de vie

Nous voilà donc partis une bonne dizaine de jours vivre avec eux, à travailler sur la réhausse de la cabine et à diverses joies de bricolage (ponçage des métaux, mise en peinture…).

Poncage des différentes pièces métalliques, support moto
Support moto
Ponçage support moto
Peinture support moto
Finition du support moto 
1er découpage
l'essentiel de l'armature est en en place
Toles positionées
et si on y mettait une baignoire à la place du toit ouvrant ?
Réhausse de la cabine 

Nous découvrons par la même occasion cette "way of life". Pas d’eau courante, pas d’électricité mais des panneaux solaires, une citerne d’eau, des toilettes sèches avec vue directe sur les collines environnantes, beaucoup de simplicité, de savoir vivre et dans le respect de la nature omni-présente. Feu de camp le soir, guinguette organisée par leur association sur le thème Mad-Max dans un champ, les amis vont et viennent, tous passionnants, d'excellents moment de vie !

La vraie vie à Fauvel ! 

Autant l’aspect apprentissage de la mécanique, révision, support moto et fiabilisation de Cargol nous paraissait évident, autant l’aspect vie à bord à fortement évolué au gré des rencontres et des discussions. Au fil des premiers mois, nos idées ont évoluées. L’expérience de Yann et Moumou a définitivement éclairci nos pensées… En résumé pour la mise en adéquation avec notre projet, c’est démolition :

  • Exit la baignoire sabot, trop de place, trop consommatrice d’eau.
  • Exit le gaz (bouteille, tuyaux, plaque, frigo trimixte), trop galère pour le remplissage des bouteilles, les différents détendeurs, pas de normes internationales, trop de variation d’un pays à l’autre. On passera au Frigo + Congelateur 12V et cuisson gasoil, au moins de ce côté pas de soucis d’approvisionnement,
  • Exit les 2 lits superposés, nous sommes que 2. Les invités auront droit à un couchage deux places dans le coin repas aménageable ou la tente pour dormir dehors. Des rangements à la place de ces lits nous seront plus utiles,
  • Exit les toilettes en céramique et sa cuve récupératrice "eaux noires", on va opter pour des toilettes sèches,
  • Exit la table du salon pour une autre plus grande et plus fonctionnelle,
  • Exit quelques cloisons pour faire un peu plus de place.

Que reste-il à la fin ? Ben le lit 140, quelques placards, la majeure partie du circuit électrique de la cellule de vie et la plomberie, ce qui n’est pas rien. Faut bien se rassurer non ?

Nous avons profiter de ce séjour pour démonter l’intérieur de notre cellule et de n’y laisser que le lit, la soute et quelques placards.

A l'assaut de la cuisine
et hop ça de moins !
A l'attaque de la pièce de vie
La baignoire et les lits superposés sautent
Tombage de cloison
Ca fait du vide !
Démontage intérieur 

Nous partons de chez Yann et Moumou avec regrets, avec un Cargol qui se transforme…

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Publié le 2 mai 2019

Arceau extérieur de la cabine

Et si un jour nous cassions notre pare-brise ? A priori, plutôt difficile de trouver un remplaçant… Un Cargol Buggy, pas pratique tous les jours ! Branches d’arbres, cailloux ou projectiles involontaires (ou volontaire comme paraît-il dans certaines zones que l’on peut être amené à traverser), autant essayer d’amoindrir les chocs.

De plus, en rehaussant la cabine, nous avons supprimé la galerie existante.

Ce travail de construction d’arceau extérieur va être confié à Volni, un ami soudeur de Yann et Moumou. Quelques jours de plus passés dans la nature, des tubes, de la soudure, du ponçage et de la peinture, l’arceau de sécurité prend forme ainsi que la galerie… Et voilà le travail effectué !

Fin de l'arceau

L’arceau, outre sa fonction de protection, permet également un accès facile au toit, vu que l’échelle arrière a disparu avec la construction du support moto. La galerie pourra supporter un pneu de secours ainsi que 2 coffres de rangement. L’aspect extérieur de Cargol prend forme. Il commence à faire baroudeur le type...


Escalier

La cellule étant positionnée à 1m du sol, avoir un escalier pratique est de rigueur. Il existait déjà un escalier escamotable pour l’accès à la cellule. En oubliant un jour de remettre en place l’escalier, patatra, Cargol lui roula dessus, ce qui permis de tester sa résistance… moyenne en fait ;-) Bon, bien qu’un peu abimé, il est toujours fonctionnel, mais ne permet toujours pas de s’adapter à différents niveau de sol.

Là encore, l’expérience des uns, les fouilles sur le net auront bien aidé à la conception d’un nouvel escalier. Faut dire que c’était pas évident au départ : 8cm de large, 45cm de hauteur et adaptable sur des sols différents. En d’autres mots, fallait qu’il soit pliable avec des pieds réglables, rigide pour résister, anti-dérapant, 3 marches mini… Là encore, Volni l’a fait 😉

En plus ça marche ! 

Profitant de ses talents de soudeur, nous en avons profité également pour lui faire réaliser 2 petits supports pour les roues de secours : l’un pour bien caler le pneu sur la galerie et l’autre pour accrocher la roue de secours sur le toit vers l’arrière au lieu du milieu du toit, ce qui était gênant pour la disposition future des panneaux solaires.

Escalier, arceau, galerie...
Bon boulot Volni ! 
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Direction Montpellier pour le printemps, où un autre Jérôme continu notre formation mécanique et nous consacre du temps à certaines transformations. On pensait s’y rendre plus tôt mais certains aléas privés et professionnels nous ont retardé. On y arrivera, on y arrivera ! Pas moins de 4 longs week-end passés sur place avec entre temps la recherche et la commande de pièces diverses et variées. Les magasins poids-lourds et les casses n’ont plus de secrets pour nous sur Toulouse.


Cargol sous perfusion

C’est que ça marche un peu dans l’huile ces bahuts. C’est donc un peu comme une transfusion, on remplace les fluides internes ! Moteur, pont avant, pont arrière, pas moins de 37 litres pour le type. Tout se démonte facilement bien que pas toujours facile de remplir les orifices qui vont bien. Jérôme est bien équipé, ça dépote ! La cabine a été levée, non sans mal. Elle n’est pas dans une bonne position, ça sera chaud pour la refermer. Nous verrons ça à la fin de notre séjour. Nous avançons sur le reste.

L'atelier
Garage couvert
On est pas bien là pour bricoler !


Isolation phonique

Même dans ce domaine ce n’est pas simple. La variété des matériaux est importante. La plupart sont des mousses polymachinchose mais, quand on voit comment elles ont vieillies sur Cargol entre le moteur et la cabine, ben pas terrible les poly-nuls ;-) Nous dénichons donc des mousses phoniques caoutchoucs, anti-feu, résistantes donc aux températures extrêmes, et de plus étanches.

y'a du boulot !
on voit bien la vieille mousse polydestroy
Nettoyage effectué !
Première pose
Collage en cours
Isolation phonique, le nouveau cocon du moteur ! 

Mesures, découpages, collages, le moteur va finir par se retrouver dans un cocon.

Côté roues, freins

C'est de l'art !

Nous avions déjà testé l’éclatement d’un pneu en mode inattendu et forcé quelques mois auparavant sur les bords d’une nationale. A nous deux et en deux heures, l’apprentissage s’était relativement bien passé. Mais cette fois faut aller plus loin, scruter l’intérieur des tambours afin d’ausculter les plaquettes. Les plaquettes sont tellement grosses sur un poids-lourds que cela s’appelle des garnitures… Bon appétit !

Sur les 4 roues, tout se passe bien, garnitures et tambours en excellent état. En apprenant la bonne technique, on est maintenant capable d’arriver à replacer tout seul une roue, et en plus dans le bons sens ! Peut-être qu'un jour Muriel ressemblera à celle-ci !

Courage MaLoute

Préparation du toit

Dans le but de faire de la place sur le toit pour les panneaux solaires, il s’agit là de faire un peu le ménage. En guise de balai, c’est plutôt visseuse, ponceuse, perceuse, et riveteuse pour agir : fixation définitive de la roue de secours à l’arrière, puis on vire une fenêtre de toit (lanternau) Rebouchage du trou béant avec une plaque d’Alu Larmé et un bon coup de Sika pour l’étanchéité ! Là on s’en est chargé nous même, pas trop dur ;-)

 Disparition d'un lanternau
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Dérouille-moi !

Quelques années sont quand même passées par là. Rien d’alarmant, quelques pièces par-ci par là que nous gratouillons et aspergeons copieusement d’anti-rouille puissant. Seul le bas de la cellule côté cabine nous fait un peu peur car il apparaît quand même bien rongé. S’agirait pas que la cellule se casse la gueule en route quand même (tiens ça nous rappelle quelqu’un ça 😜 )

A coup de burin et de meuleuse, j’attaque donc cette partie, me faisant une belle frayeur au passage en ayant cru mettre le feu à la cellule. Les étincelles de la meuleuse fusent et soudain de la fumée s’échappe par dessous. Merdum… 10 à 15 secondes se passent, j'appuie sur la carrosserie pour éviter l'entrée d'air, cela ne s’intensifie pas mais de la fumée continue à sortir. Je sais que la garniture de la paroi de la cellule est composée d’un matériau qui ne résiste pas du tout au feu et qui se consume lentement mais sûrement de l’intérieur. Si c’est le cas, c’est mort. Impossible de projeter de l’eau du bas vers le haut dans un interstice de 2 ou 3 mm… Je me souviens alors avoir vu chez Jérôme et Nathalie une seringue. Je traverse alors le petit village en courant à la recherche du sésame et en revient haletant. Je balance 4 ou 5 seringues bien pleines d’eau dedans, plus de fumée. Sueurs froides…

Premier découpage
C'est par là que la fumée s'échappera...
Idem de l'autre côté
Découpage, poncage 

Finalement, c’est juste un petit morceau de bois sous la pièce en métal qui avait chauffé sous l'effet de la meuleuse et non la garniture. Ouf ouf ouf…

Application du Syntofer

Je continue donc en attaquant la tôle un peu plus bas quand même pour assurer. Apprentissage de la manipulation du "Syntofer", sorte de pâte qui une fois mélangée à un durcisseur devient dur comme de la ferraille, produit utilisé par les carrossiers pour réparer les accrocs de Madame (patapé, patapé…)

L’espace ainsi rempli, restait plus qu’à découper adroitement la plaque d’alu larmé et zou, vive le Sika et la riveteuse. Ça à l’air tout neuf et presque d’origine le bordelou !

Opération rivets
Yes, fini !
Plaques découpées et posées, fin de l'intervention 


Régler les problèmes de mauvais carburant

Bon le Cargol, équipé de ces injecteurs d’un autre monde (celui d’il y a 40 ans), est susceptible de tout avaler : fuel, huile de friture de restaurant et compagnie. Juste qu’une question d’odeur à la sortie du pot en fait 🙄

Mais notre plaque de cuisson au gasoil elle ne pourra pas supporter le même traitement. Le principe est donc le suivant : Installé un ustensile dit "décanteur" à la sortie du réservoir avant le moteur. Ce décanteur équipé de son filtre permanent sépare l’eau du Gasoil. Le gasoil passe ensuite dans 2 filtres supplémentaires que possède déjà Cargol, puis passe en partie dans le moteur. En partie seulement, car en fait la majeure partie du gasoil aspiré au départ revient… dans le réservoir lui-même. Pratique non ? En plusieurs km tu nettoies donc ton plein.

Ce petit décanteur étant équipé par dessous d’un robinet (pour vider l’eau qui reste en bas) servira donc aussi à alimenter manuellement notre réservoir pour la plaque de cuisson, ou dépanner éventuellement des autochtones en panne d’essence sur la route.

Le décanteur 

Fabrication artisanale d’une pièce métallique pour la fixation, perçage, coupage de durites et montage de quincaillerie… le tour est joué !

Au passage, on en profite pour changer les filtres et y’a plus qu’à ré-amorcer le circuit avec la pompe manuelle. Jérôme pompe, pompe mais toujours de l’air. Il en devient transpirant. Tiens si on rebranchait la durite au réservoir, ce s’rait mieux non ? Ah ouais, même si la pompe manuelle est défaillante et fuit un peu, c’est nettement plus efficace quand même !

Au passage, on casse une petite vis de purge mais le tout sera réparé la semaine suivante et une petite pompe d’origine sera trouvée dans une casse à Toulouse.


Graisseurs

Savez-vous ce que c’est ? Novices vous êtes, nous l’étions aussi. C’est en fait de petits bisticouëts qui ressemblent à des petits tétons de tortues. Ah ça va mieux maintenant vous voyez de quoi on parle hein ? Bon voir photo ci-contre. Répartis un peu partout sous le camion, parfois pas très accessibles, ils servent à graisser des points de roulement ou de frottement. Y’en à un bon petit paquet.

Pompe à graisse donc obligatoire, sorte de pistolet avec réserve de graisse et un tuyau qui vient se positionner sur l’aréole et sucer le téton. Bon parfois, la graisse ne pénètre pas dedans. C’est que le téton est bouché ! Démontage avec une petite clef, nettoyage et déblocage de la toute petite bille avec cure-dent, aiguille ou pitit tournevis. Rigolo tout ça !


On referme !

Le stage Jérôme/Montpellier s’achève, faut remettre la cabine en place. On en profite pour simplifier un peu ce basculement en rallongeant un gros fil électrique et on baisse… Enfin presque, ça coince. On remonte, on bidouille, ça coince, on remonte, on re-re-baisse… Passe pas ! La problématique semble venir des silents-blocs au niveau de l’axe qui sont fatigués, non aidés par le vérin qui a été posé un peu trop latéralement. Bon on trouve quand même la solution : une bonne sangle bien ancrée à un point fixe quant-on remet en place et ça gazouille. Ca sent déjà l’Afrique cette méthode !

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Publié le 19 mai 2019

Autonomie électrique

ou comment s’improviser ingénieur des nouvelles technologies !

Compliqué quand tu n’y connais rien à la base. Des heures de fouille et de lecture, des renseignements pris auprès d’utilisateurs (merci Jeff et Véro, Fred, JMP, Yann…), des devis effectués auprès de professionnels et un jour la décision du type de matériel est enfin arrêtée. Panneaux solaires mono ou poly-cristallins, batteries lithium, agm ou encore plomb / carbone, régulateur, coupleur-séparateur, chauffage air ou gasoil… Bouh quel sac de noeud pas fait pour les neuneus comme nous !

Le choix technique des panneaux solaires n’est pas le plus compliqué. Faut juste trouver la bonne adéquation entre la puissance, la technologie et la place disponible. Cargol pouvant être amené à survivre dans toutes les situations climatiques, prévoyons large. C’est donc vers de grands panneaux que nous nous tournons, mais pour cela faut faire de la place. Un lanterneau avait déjà été enlevé dans ce but à Montpellier, qu’à cela ne tienne, nous en supprimons un deuxième. Il en restera un, ce qui avec les fenêtres existantes suffira largement pour l’éclairage de la cellule et de la chambre. Choix coché, panneaux performants, on flirtera avec les 1000W en 3 panneaux.

et zou un trou !
Pose de mes 1ers rivets !
C'est propre et prêt à accueillir les panneaux
on cogite !
Fin de la préparation du toit 

Batteries… les lithiums sont hyper-performantes, légères et peu encombrantes… Idéal non ? Ben non, faudrait compter 6000 € pour être à l’aise… 🙄 C’est quand même tentant au vu du rapport performance/longévité mais finalement non. Contenant de l’électronique, pas encore assez de retour d’expérience quant aux vibrations potentielles sur les routes envisagées.

Agm, gel ou pas ? Pas de soucis particulier mais avec une utilisation intensive, ça tient pas très longtemps, tout en rechargeant lentement. Lourdes et encombrantes mais on en trouve partout.

La batterie Plomb-carbone 210A

C’est Yann (vous vous souvenez… la réhausse de Cargol un peu plus haut) qui va me mettre sur une autre et bonne voie : les batteries plomb-carbone. Technologie récente (japonaise) mais bien testée, elles se rapprochent des performances des batteries lithium, mais nettement moins chères. Elles restent lourdes et volumineuses tout comme les Agm mais d’un rapport performance / longévité / prix sans égal. Plus hautes et moins large, cela m’arrange en plus. Pas trop encore distribuées en France mais cela ne devrait pas tarder (au passage Voltéo sont des nazes, ils ne savent même pas que cela existe). 400 ampères pour les batteries, associés aux 1000W des panneaux, ça dépote, de quoi faire sortir un inuit de son igloo !

En tenant compte du schéma de l'existant ci dessous, ne reste plus qu'à y rajouter les panneaux et les deux nouvelles batteries... Y'a plus qu'à ! C'est le boulot de la semaine qui arrive...

Schéma de l'existant
Yapluka ! 
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Episode 1 : Avoir de l'électricité, pas si simple...

Installation des panneaux

L'autonomie énergétique fut en fait plus compliquée que prévue à obtenir. Tout avait pourtant bien commencé... Yann réussi à réaliser sur le toit une mécanique simple et efficace pour pouvoir orienter les panneaux (2 sur 3 à cause d'un espace plutôt restreint), un nouveau caisson dans la cabine pour les 2 batteries qui servira en plus de banquette, régulateur et batterie en place, branchements effectués, les 1ers tests sont positifs, je rentre sur Toulouse, Youpi !

 Le système ingénieux et la confection de la future banquette-logement batterie

Mais voilà que moins de 24h plus tard, mouvement de grève solaire, la tension est bonne mais aucune charge. Problème sur les panneaux ? les branchements ? le régulateur ? les batteries qui sont pas dans les standards habituels ? Les connexions ? Les câbles ? qu'est-ce qui se passe, où s'est bien-t-il que cela merdoie ?

Mystère... Série de tests sur plusieurs jours, re-cablage, échanges de mails et de coups de téléphone avec Victron (fabricant reconnue de régulateur), nous concluons au bout de 3 semaines à un problème sur le régulateur (fait très rare). Victron décide de m'en renvoyer un autre qui mettra quand même plus d'un mois à arriver... "Je vous renvoie l'ancien ? Non, vous pouvez le jeter." Société de consommation... 😡 Mois d'août, tout fonctionne, ça charge à fond ouf ! Mise en place d'un contrôleur de batterie au passage, le tout consultable directement sur le téou, Cargol est quand même bien branché malgré son âge.

Où est pas passé le jus ? Ah le voilà ! 

Episode 2 : Se sentir en sécurité, Stage de formation conduite Tout Terrain

Avoir un bon gros bébé 4x4 c'est bien, mais encore faut-il savoir s'en servir non ? Apprendre ce qu'il faut faire et surtout ne pas faire ! 😉 C'est Christophe Sahuc de Quercy TT (Ecole de pilotage et centre tout terrain) qui nous a régalé sur une journée. Un jour privé, nous, Cargol et Christophe. Un stage incontournable pour tous ceux qui veulent partir, exploiter leur véhicule tout en restant serein niveau sécurité, le tout dans une ambiance très pro mais aussi très humaine, chaleureuse et amicale. Le tout agrémenté de la présence de Jeff et Véro, également à la découverte technique de leur Bidouille... Une deuxième session est prévue en octobre et il ne restera plus qu'à aller quérir l'expérience !

Seuls nous n'aurions pas osé... 

Episode 3 : Conduire plus tranquille, Réservoir carburant et découvertes mécaniques

Une micro fuite de gasoil m'invitait à basculer la cabine, pour démonter le réservoir et le faire réparer. Pas facile de vider un réservoir par dessous et contenant près de 80L d'essence quant on a que 3 jerricans de 20L et un bout de tuyau. Je sentais bon le gasoil en rentrant le soir ! 😂

Cabine basculée, nous en avons également profiter pour comprendre et identifier tous les tuyaux. Le labyrinthe n'a maintenant plus de secrets. Outre le fait d'accroitre la connaissance de Cargol, cela a même permis d'identifier des circuits inutiles, venant libérer de l'espace à d'autres fins utiles. Cool !

L'Alien a de moins en moins de secrets 

Episode 4 : Trouver les bons fournisseurs, Cession bricolage Andorrane et Espagnole

L'Andorre et sa boutique et atelier Andorra Campers était prévu de longue date pour faire installer un système de chauffage, de chauffe-eau et récupérer divers équipements... Initialement prévu pour une journée d'installation, c'était sans compter sur la complexité de l'outil Cargol et sur mon imagination à adapter au mieux et à rajouter des améliorations non prévues (entre autres, suppression des eaux noires et du coup installation de nouvelles réserves d'eau d'une capacité de 200L, portant à 350L d'eau l'autonomie totale). Bref de fils en aiguilles, entre les 2 jours de fermeture hebdo et leur planning très chargé, je me suis armé de patience et j'y suis resté 11 jours !

Lors du stage, nous nous étions aperçu d'une faiblesse au niveau des suspensions de Cargol : la butée faisait plus office de butée car en contact direct avec les lames. Vu l'âge mur de Cargol, pas facile de trouver des infos sur ce sujet et des personnes voulant bien s'occuper du problème. Les recherches furent longues, variées, tout azimut. Une possibilité se trouvait en France, mais plusieurs semaines de délai et des prix frôlant l'indécence. Une piste espagnole d'un spécialiste en lames de suspension m'avait été donné à Lleida, à 150 km en dessous de l'Andorre. Je décidais donc d'aller frapper à leur porte lors de mon séjour Andorran pour leur présenter la problématique. Grand bien m'en a pris. Séduit par Cargol, ils m'ont pris en charge tout de suite et après 4 jours de travail, lames de suspension avant et arrière révisées ou changées, amortisseur avant neuf, le tout pour un tarif 3 fois moins cher qu'en France, no comment ! Royallissime !

A l'attaque des lames !

Episode 5 : Dénicher la pièce rare, un petit tour dans le monde des agriculteurs

Nous avions depuis plusieurs mois un problème sur une petite bonbonne de liquide de frein. Ce mini bidon situé en partie haute du circuit de freinage servait pour le remplissage et le contrôle. Petite fuite non gênante pour la sécurité mais tout de même bien chiante. De fils en aiguilles, à la recherche de la pièce rare, c'est finalement en faisant le tour d'une casse de moissonneuse-batteuse que la lumière est apparue... Ne rigolez pas ! Fournisseur trouvé, pièce changée. Il suffisait d'aller voir du côté tracteur ! Et oui, c'est le côté Deutz du Magirus 😂

En quête de la bonbonne au pays des moiss-bat ! 

Episode 6 : Etre bien chaussé, le pneu dans tous ces états :

Une modeste crevaison va nous en apprendre beaucoup sur la technicité d'un pneu et nous prendre aussi du temps... On avait déjà testé un pneu éclaté en septembre dernier (pneu pas forcément usé mais trop vieux sans doute) mais pas encore une crevaison à 1h du matin sur autoroute 😂 ! Tout avait commencé la veille par une crevaison en Andorre. Intervention d'un spécialiste, on découvre que le Flap est déchiré et qu'il a provoqué un petit trou dans la chambre (Flap = sorte de pièce en caoutchouc inséré entre la chambre à air et la jante). Pour la réparation l'Andorran me propose 2 solutions. Je lui dis juste : "Celle qui tiendra le plus longtemps !" On doit pas avoir la même notion du temps en Andorre 😂. 150 km plus loin, à 10km du péage de Toulouse à 1h du matin, pschiiiiiiiiit scratch scratch crac boum hue sur le pneu réparé du matin et me voilà dans un refuge de sécurité sur l'autoroute ! Ce fut épique ! Plusieurs tentatives de réparation / solutions sur place et ce sont pas moins de 3 camions d'assistance plus le patrouilleur qui se seront déplacés, le tout pour finir sur un porte-char direction un garage à Ramonville vers 5h du mat !

Un mal pour un bien... En fait, j'apprends à mes dépends par cette expérience malheureuse que mes Flaps renforcés sont quasiment introuvables (on ne trouve plus que des flaps tous mous et peu efficaces), que mes chambres à air sont d'une taille peu commune et donc, si je veux de la qualité et non du chinois, ben y'a 2 mois de délai. Un remède à cela : passer sur des jantes Tubeless (= sans chambres à air). Facile non ? Ben non ! Ce type de jante est peu courant aussi. Tétu je suis... Je réussi à trouver pour 50€ pièces 5 jantes, pas trop loin de Toulouse et livrées à domicile en plus. Problèmes résolus, Cargol à maintenant des chaussettes prêtes à affronter le temps et qui seront d'une résistance supérieure !

Bon cet épisode des pneus n'est pas totalement terminé non plus car une assistance juridique est en cours, dûe à la réparation foireuse de l'Andorran et à mon compte en banque bien dépouillé par ces mésaventures. A suivre !

Episode 7 : Penser au plaisir de notre cul !

Faut pas oublier les motos quand même non ? Nous nous étions testés en octobre 2017 sur la traversée des Pyrénées Est-Ouest avec nos petites motos via les chemins forestiers et les alpages, le tout en autonomie totale. Le seul point négatif avait été le confort de notre cher arrière-train. Encore un savoir faire de plus apporté à notre arc : démontage de la selle, collage de mousse, façonnage, ponçage et agrafage final... Quand tu commences ce genre de chantier, tu te demandes toujours si tu en es capable... Celui qui n'essaye pas ne peut connaître la satisfaction du résultat très positif !

Petites fesses rembourrées, kilomètres assurés 
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Publié le 20 octobre 2019

Pour finir sur le mois d’août, ce fut une bonne dizaine de jours passés en compagnie de nos amis Jeff, Véro, Evy et Bidouille à s’auto-motiver sur nos bricolages respectifs et autour de multiples barbecues. Fin août, l’arrière de Cargol ne ressemble plus à un sapin de Noël. Quelques branchements électriques aléatoires le décoraient de mille feux en déclenchant certaines actions (clignotants, freins…). Système revue à plat, voilà maintenant Cargol équipé de feux à Leds et allégé de quelques fils et connections purement inutiles.

Cargol et son pote Bidouille
La vieille boite de dérivation après ménage

Bon il est temps de passer à l’aménagement intérieur… Direction chez Alain et Véro à Castelsarrasin, Je prévois une semaine pour la partie gauche de la cellule. Il en faudra 4 ! 😂

Le début du chantier intérieur

Ce n’est pas la faute au savoir faire d’Alain, ni à son atelier sur-équipé. En fait, le cahier des charges de cette partie là n’était pas si simple : faire rentrer un congélateur, des toilettes sèches avec urinoir, un bac à sciure, une penderie, un support supplémentaire pour le lit, une zone de stockage pour de grands bacs plastiques, des placards aux dimensions des bacs ikéa, une cachette double-fond… Le tout doit bien sûr intégrer le fait que tu dois mettre en place une évacuation, que les parois verticales ne sont pas droites, que le sol est parsemé d’obstacles incontournables.

Ah j’oubliais, surface au sol 1,75 m2 et 1m90 de haut… A toi de jouer bonhomme !

En parallèle pose du lino, bidouille de tuyauterie et mise en place du bac à douche !

Après nettoyage tuyauterie et avant Lino
Découpage Lino cellule
Pose lino cellule
Rabotage structure bac à douche
Mise en place bac à douche

Bref peur de te planter, tu calcules, tu vérifies, tu re-calcules, tu re-re-re-re vérifies et les jours défilent plus vite que les structures ne se montent 😉

Les bacs Ikéa

Mais le résultat est là, c’est opérationnel, fonctionnel. Quelques petites fuites au départ sur le montage du bac à douche mais la persévérance en vient à bout.

En parallèle bis, Maloute vient en renfort le week-end, aide à tout faire et spécialiste en isolation de porte de véhicule !

Isolation
Remontage des garnitures
Préparation des pièces

La partie cuisine… Je chamboule tout dans ma tète juste avant d’attaquer le montage. L’idée n’est plus de mettre le four sous les plaques mais à côté. La structure ne sera plus du tout la même, plus complexe mais à 5mm prêt, ça doit passer… et 2 jours plus tard, ça passe !

Ancien coin cuisine
Ca prend forme !
Merci nono de ton aide !

Retour à Andorra Campers près d’Andorre la vieille : branchement électrique + évacuation des gaz brûlés. Amant donné, faut savoir être à sa place et laisser faire des professionnels sur des parties plus pointus. Changement de pompe à eau défectueuse au passage et nous voilà presque au top du confort : Lit, frigo, congélateur, toilette, Eau chaude, appareil de cuisson. A une semaine de devenir SDF (remise des clefs de notre appart le 28/10), on est dans un bon timing !


Prochaines étapes : quelques finitions sur les structures récemment faites, faire la structure de l’évier et du bac à douche, les plans de travail dans la cellule, réalisation de la table/lit du salon, isolation du toit de la cabine. Dans une semaine, on s’attaque à tout ça !