Carnet de voyage

Kenya

6 étapes
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Dernière étape postée il y a 25 jours
Changement radical de cultures, d'ambiances, de ressentis, de couleurs, d'odeurs, de façon d'être et de penser, partons à la découverte...
Avril 2024
15 semaines
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Publié le 3 mai 2024

1506 Km au Kenya (690 de piste), dont 613 avec Cargol (275 de pistes), 557 en moto (165 en pistes), 337 autres véhicules (250 de pistes).

Notre parcours sur Polarstep avec résumés par ici

Pays précédent : Oman, Pays suivant... à suivre...

Infos Pratiques

👉CPD : obligatoire

👉Visa : Rendez-vous sur le site www.etakenya.go.ke ou sur l’application mobile « Kenya ETA ». Tout savoir sur le visa et sur la procédure, c'est par là

👉Carte Sim : Meilleure couverture : Safaricom / Avr 24 : 40 Go = 22€

👉Argent : En dehors des commissions gratuites (ou pas) de nos banques européennes, ici dans les distributeurs c'est entre 4,5 et 6,5%. La banque DTB (Diamond Trust Bank à priori est sans commission), vrai dur Diani. Dans la rue à Mombassa, meilleur change obtenu a été à 3%. Ici beaucoup de paiement se font via le système M-PESA. M-Pesa : marche uniquement par téléphone. Pour ouvrir un compte, faut aller dans boutique Safaricom. On ne peut déposer que des espèces sur ce compte (agent Mpesa un peu partout). Tout se paye par téléphone. Toute petite commission sauf pour les petites transactions. En cas de perte de votre téléphone pas de soucis, retour chez Safaricom, nouvelle sim et il vous retransfère l'argent dessus. Idem en Tanzanie et Mozambique.

👉Assurance : Assurance Comesa (financièrement très intéressante) permet d'éviter de prendre une assurance à chaque passage de frontière, valable uniquement pour les pays suivants : Burundi, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Malawi, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Soudan, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. Tarifs plus intéressant au Kenya qu'en Zambie.

Son adhésion se fait en 2 temps : une assurance lambda du pays où elle est prise + le supplément Comesa qui vous autorise aux autres pays. Elle peut se prendre en anticipation : service rapide auprès de Virginia de Nairobi au +254 721 482510

Tarif 2024 pour l'assurance lambda un an pour un véhicule 11T : environ 110€

Tarif 2024 pour le supplément Comesa un an tout véhicule : environ 60€

👉Road tax (Foreign Permit) : à prendre à la frontière 41$ par mois. Ne pas hésiter à la prendre pour plusieurs mois tout de suite sinon faudra la faire renouveler, ce qui peut être fastidieux (administration africaine) et vous obliger d'y aller avec votre véhicule, surtout quand y'a pas de parking... Sinon, vous pouvez la demander à Virginia (cf assurance) pour environ 15€ 😉

👉Economie : L'employé à la base de l'échelle gagne environ 100€ par mois.

Publié le 8 mai 2024

Quoi que comment tu arrives en Afrique à Mombasa, t'as de fortes chances de prendre une claque, une grosse claque. Alors autant se mettre dans le bain tout de suite ! Pas vraiment notre style de s'éloigner du centre dans les quartiers à touriste, alors rien ne vaut une balade dans la rue en plein coeur du Mombasa vivant. Et vlan, la misère, la démerde te saute aux yeux. "Laisse ton portable dans la poche", "je viens de te faire du change, casse-toi vite dans le Tuk Tuk là juste à côté car y'a des jeunes déglingos bouffeurs de qat autour de nous".

Mombasa grouille, telle des fourmis à la recherche de la reine 

La trottinette ou le vélo électrique, même pas en rêve. Les voitures...où sont elles ? A croire qu'elles sont interdites en ville. Non, juste de rares privilégiés qui peuvent s'en payer une. Pour le reste c'est Boda-boda land (tuk-tuk) et Matutus en délire (mini-bus qui ont le klaxon bloqué et un hurleur à bord pour interpeler). Respect pour la déco, ça égaye le noir et blanc de la ville 🤪. On adore !

 Malgré tout, de la gaieté dans les coeurs et les véhicules

Paraît que c'est un peu la saison des pluies. Autant bien choisir son moment 🤪. Au moins ça nettoie la poussière au sol et les bas de caisses 😂.

 Vous avez dit saison des pluies ? un petit zoom sur la dernière photo 😂

Bon en fait pas grand chose à faire ou à voir ici, Mombasa se caractérise en un mot : SURVIE. Cargol va pas tarder et l'on patiente avec d'autres voyageurs vadrouilleurs Isabelle et Christian. Le boda-boda by night dans une grande artère défoncée vaut son pesant d'or.

 Akogo house avec Isabelle et Christian
 Ça bouge dans le boda boda !

Ouf Cargol te voilà. Plus de 4 ans pour arriver en Afrique depuis Toulouse, séquence émotion... T'as été bien sympa jusque là alors, à peine descendu de ton piédestal, rénovons un peu ton arrière train... c'est un peu comme si on lui rembourrait les fesses pour être plus confortable 😜.

 Rénovation de l'arrière train

2 bonnes journées d'opération, puis pour aller se mettre à l'écart de Mombasa, nous affrontons la jungle urbaine. Sortons de ce joyeux bordelou...

 Sortons de la jungle... vers la jungle ?
Publié le 12 mai 2024

Pensez-vous que l'on soit enfin prêt à attaquer l'Afrique ? Non pas encore... Ben oui, il s'agit quand même d'attaquer un nouveau continent dont la réputation de la qualité des routes a depuis longtemps dépassé le chemin vicinal. Et mine de rien, mis à part quelques urgences, depuis la France et la Turquie, Cargol s'est plutôt bien comporté. A nous maintenant au Kenya de contrôler, améliorer, rénover pas mal de bricoles, mécaniques ou pas. Arrière-train renforcé sur Mombassa, nous ne trouvons pas notre bonheur pour y faire nos autres interventions. Nous comptons alors sur la bonne réputation africaine de Nairobi, capitale du Kenya, les rois du marteau, de la clé à molette et du boulon rouillé. Nous devrions y arriver dans quelques semaines... D'ici là, laissons faire le hasard des rencontres, sait-on jamais...

Quelques dizaines de km suffisent pour passer de la jungle urbaine vers des paradis balnéaires. C'est en général dans cette région du Kenya que s'achève les safaris touristiques vendus à prix d'or depuis l'Europe ou ailleurs. Nord ou sud de Mombasa, tu as le choix. Pour nous c'est direction sud, y'avait un ferry à passer, c'est plus rigolo, plus authentique.

Paradis balnéaire ne rime pas forcément ici avec gros complexe luxueux, même si certaines immenses zones clôturées laissent présumer de beaux établissements pour touristes pressés. Posé à Twiga lodge, un lodge parmi tant d'autres ici, plutôt vide en basse saison, des infrastructures basiques sans prétention et sans grand entretien non plus. Mais le personnel est hyper accueillant, au petit soin, le cadre naturel idyllique et le campsite est dans un cadre 5*. Attention à ne rien laisser traîner, les voleurs ici, ce sont les singes 😂.

+ de 10 jours en lieu tranquille, on va pas se plaindre ! 

Quittés quelques jours auparavant, nous y retrouvons Isabelle et Christian. Rien à faire sur place si ce n'est de profiter de ce cadre de carte postale, de s'immiscer dans une des piscines naturelles qu'offre la mer à marée basse, de papotayasser avec les coupaings. En dehors de nous et des singes, quasiment personne, seuls quelques locaux beach boys qui essayent de survivre en vendant quelques poissons, noix de coco, papayes, noix de cajou ou produits très locaux. Ils arrivent sans doute à gagner un maximum de 2 ou 3 euros par jour en moyenne en cette basse saison. Dur de nourrir une famille ainsi. L'un d'entre eux vendra même ses chaussures en attendant des jours meilleurs. Nous ferons au moins une bonne action en se laissant accompagner vers une beauté locale : deux superbes piscines à marée basse, représentation quasi parfaite du continent africain et australien. Ben nous, ça a fait plouf plouf, tour d'Afrique en quelques minutes...

Découvertes également surprenantes en ce lieu de quelques végétaux, coraux marins ou bestiaux rigolos et fort originaux... Afrique surprise...

Originalités africaines 

ℹ️ Tarifs twiga lodge Campsite : 700 KSh / jour/personne soit environ 5€

Savoir se perdre, savoir pousser des portes... Tout simplement partis en moto explorer les environs proches et faire des courses, nous en reviendrons certes avec nos sacs bien remplis, mais aussi avec des lieux qui vont chambouler nos prochains jours, voir même nous le saurons un peu plus tard, notre périple au Kenya.

Oh un petit atelier moto qui a l'air bien sympa... rdv pris pour un problème sur la fourche qui est toute molle. Oh des vieux 4x4 Toy type expédition safari dans un grand espace avec quelques bâtiments... Le portail s'ouvre à nous. Soudure, peinture, vieux engins, faudra revenir pour leur présenter Cargol et son problème de fenêtres à télécommande manuelle. Oh un joli mur et portail, bien arboré semble-t-il à l'intérieur, une pancarte bien colorée "Diani backpackers" (Diani = nom de la zone, backpackers = voyageurs sac sur dos). Toc toc toc ? Nous découvrons un superbe lieu, très bien entretenu, joliment décoré, construit dans l'esprit local, agrémenté d'une belle piscine et des jeunes par-ci par-là. Si nous le souhaitons nous pouvons venir avec Cargol et occupé 20% du parking (ben oui il est petit - le parking pas Cargol bien sûr), et le tout pour un prix dérisoire (4,5€ par jour au total).

Démontage de la fourche

En Afrique ils ont le temps, nous nous avons des montres... C'est assez représentatif du temps qui passe pour essayer de trouver une bonne huile pour les fourches de la moto. Après avoir fait le tour des différentes bicoques à huile du secteur, l'un deux pense pouvoir nous trouver cela. Après moultes passages / relances, malgré à priori les recherches de ses connaissances sur la grande ville de Mombasa, il faudrait encore attendre 5 jours de plus pour en avoir. Vu que cela fait déjà plus d'une semaine, certitude africaine... Nous nous rabattons vers une huile de fourche locale. Après tout, vu toutes les motos taxis et les routes / chemins gruyères, ça devrait faire le job. Mécanique à 4€ de l'heure, ce sera le tarif touriste négocié, bien au delà du tarif lambda, mais cela fait plaisir de donner à ce jeune qui est précautionneux et plein de bonnes volontés.

Maintenance moto effectuée, nous partons de notre plage paradisiaque direction réparation fenêtre. En fait depuis longtemps déjà, parfois en roulant ou en fermant la porte, la vitre tombe toute seule, sortant de son mécanisme. Démontage garniture et remise en place nécessaire. Fastidieux. L'ergonomie des portes fait en sorte que l'eau de pluie tombe à l'intérieur de la porte pour ressortir en-dessous 😳. Le système intérieur étant métallique, avec le temps, dame rouille y trouve bonheur et certaines pièces se dégradent d'où la télécommande automatique... Merci l'ingénieur, tu as été très fort sur ce coup ! La zone vieux 4x4 peintre et soudeur repérée s'avère être une école polytechnique. Entendez par là école de formation à métiers essentiellement manuels, ben oui c'est technique 😉. Pour nos fenêtres, cela s'est avéré un très bon choix : après essais et adaptations, en deux jours nos nouvelles pièces sont fabriquées. Après avoir dormis dans l'enceinte de l'école, nous repartons tranquilles avec nos télécommandes manuelles. Malheureusement nous découvrons un autre problème : de l'eau de pluie en provenance de notre toit s'infiltre dans le placard électrique... oups pas bon ! Pas de bons produits dans le coin pour colmater, va falloir aller sur Mombasa. Allô Christian ? Déjà rencontré à Oman, il arrive maintenant lui aussi de là-bas et attend sa voiture au port de Mombasa... combien de temps africain... ?

la négociation du tarif s'est faite dans l'herbe... environ 45mn  😉

Diani backpackers : après ces quelques améliorations techniques et au vu que nous allons y attendre Christian, allons profiter de ce joli cadre, au personnel sympathique. Originalité de ce lieu, une équipe de 6 jeunes en workaway (petit travail moyennant lit et nourriture) occupent aussi les lieux et sont chargés de l'animation sur place et sur les réseaux sociaux. Même si les animations ne sont pas d'un grand professionnalisme (volley ball sur la plage à 5mn à pied, sorties nautiques, Karaoké digne de la Star'SonFaux, soirée jeux inorganisé, quiz de niveau universitaire...), le tout forme un dynamisme qui a l'avantage d'attirer des personnes de l'extérieur, transformant ainsi Diani backpackers en seule zone locale vivante en basse saison. En profitant en plus de ce joli cadre et de cette belle piscine à 28°, nous sommes plutôt bien tombés ! Intuition quand tu nous tiens ! 🤪

 Diani backpackers au petit matin

Nous retrouvons enfin Christian qui aura attendu quasi une semaine pour la libération de son véhicule à Mombasa... le temps et l'Afrique... Nous en attendant, nous prenons des coups de soleil 😜 malgré la saison des pluies qui semble épargnée notre secteur. Béni soit-on, le reste du Kenya subit des pluies d'une rare intensité, glissements de terrain et coulées de boue, barrage qui cède, grosses inondations, plus de 150 000 personnes déplacées et 300 morts... 😥 Christian nous ramène le produit pour mieux isoler le toit. Merdum besoin d'un compresseur. Direction l'école polytechnique... matériel africain, compresseur toussotant, tuyau d'air réparé avec lanières de chambre à air. Malgré leur bonne volonté, en 3h nous n'arriverons pas a un essai concluant, le pistolet n'étant pas adapté. A priori pas besoin de chercher un autre pistolet à peinture digne de ce nom dans les parages 😥. Solution : aller chercher un bon mastic type Sika sur Mombasa et progressivement chercher la fuite en "Sikatrisant" par zone. Avec un temps de séchage de 24h avant test, forcément les jours défilent et dans quelques jours cela fera bientôt un mois que nous sommes au Kenya. Le temps et l'Afrique... Tout voyage prend du temps et il faut savoir prendre du temps pour aller au bout...

 Séance cool à Diani backpackers

Fuite trouvée, réparée, et grâce à un bon contact, nous en profitons aussi pour changer nos courroies dans un chemin local. Mis à part les vidanges programmées sur Mombasa, quand nous nous extrairons du coin, la suite de la mécanique sera pour Nairobi, surveillance, entretien, maintenance... Ça suffit un peu maintenant, il est temps de partir à la découverte du vrai Kenya non ?

Issa, un motard Kenyan rencontré furtivement au Twiga lodge va nous mettre sur les pistes de la découverte du Kenya. Nous avions bien vu déjà les alentours de notre 1er et 2ème campement : maisons très sommaires en torchis ou en pierres locales, toits en tôle ondulée, cela ressemble bien souvent à des abris plus qu'à des chaumières. La surface moyenne d'un commerce est inférieure à 5m2 sans nul doute, micro-commerces partout pour vendre quelques légumes ou autres bricoles. De très nombreux commerces sont équipées de grosses grilles, aucun contact avec le vendeur. Paraît que c'est essentiellement pour la saison sèche, certaines personnes crevant la faim pourraient être tentées de voler. Remplir l'équivalent d'un quart de petit caddie de supermarché, revient à arpenter plusieurs petits commerces avec ton sac. Au moins tu rencontres de bonnes personnes. Quant au prix de la production locale, elle est plus que très abordable pour nous européens (avocat 0,1€ p/ patate 0,5kg / tomate 0,7 / banane 0,7) mais cher pour eux (la plupart des salaires travailleurs entre 80 et 150€ mois). Quant aux cantines installées sous abri avec réchaud au charbon, tu peux y manger pour moins de 1€, type chapati (galette pain bien grasse) + beans et Ugali (polenta à la farine de maïs).

belle maison en pierre locale
Grand restaurant
Commerces de rue
Commerces locaux, artisanat et savoir-faire Africain 

La vraie vie Kenyane est donc bien visible dès que tu sors un peu de ton logement confortable de touriste privilégié. Aller arpenter l'intérieur des terres, mieux appréhender encore le quotidien de la population, ça nous titille un peu quand même... Issa !?! On va se faire un tour de moto ?!? Pas un mais deux en fait, 250 km au total à arpenter les pistes, proches de l'effervescence de bord de mer. Oui des pistes, fini les routes. Et quand nous disons pistes, pour nous européens ce sont plutôt des chemins défoncés. Le premier jour en solo avec Issa, découverte de cet arrière pays, vallonné et verdoyant. De nombreuses traces de déjection d'éléphants mais nous n'en croiserons pas et nous glisserons pas dessus non plus 😂.

2ème jour, ça repart pour un tour de roue avec un groupe d'amis motards. Des passages parfois plus délicats (Laloute fera un test de bain de boue en mode au-secours je suis coincé et ça mouille ! 😂 ), mais toujours cette verdure, ces hameaux, ces maisons d'agriculteurs en torchis isolés et quelques petits commerces.

Protection des oeufs crus avec intention de les cuire à une source chaude
 Un groupe bien sympa !

La campagne kenyanne est bien vivante, difficile de faire un km sans croiser un marcheur : Jambo, Jambo, Jambo... 😂 (bonjour Kenyan). Femmes portant de sacrés fardeaux, enfants isolés, toujours dans des teintes fortement colorées, plaisir du contraste local. Que ça sent bon l'Afrique tout cela...

Jambo ! 

Ben oui beaucoup de bipèdes (n'y voyait rien de péjoratif, j'aurai pu dire humain, personne, nègre, noir ou gens) sur les routes car pas de quoi se payer une voiture. Les motos chinoises ou made in Kenya ne sont pas très nombreuses non plus, et la plupart sont des taxis. Mais en fait à quoi ça sert d'avoir 4 roues, quand sur 2 roues tu arrives de toutes façons à transporter 3 à 4 personnes, en plus du chauffeur cela va de soi, vous l'aviez compris. En tous cas respect à ce chauffeur du school-bus, espérons pour lui que les enfants aient leurs petits-déjeuners bien accrochés dans leur ventre le matin !

 rares véhicules que nous croisons

La conduite Jambo Jambo 😀 :

 ça roule... Jambo jambo !
Publié le 27 mai 2024

Retour sur Mombasa, passage routier quasiment obligatoire avant de s'enfoncer réellement dans les terres kenyanes. Nous l'avons déjà vu, à moins de s'enfermer dans quelques resorts dans les quartiers nord, ou de côtoyer la misère dans le vieux Mombasa, rien à voir ici.

Sauf... sauf... cette pépite dénichée :

Un petit Kenyan devenu grand...

Je suis du peuple Kamba. Mon passe-temps était de travailler sur des morceaux de bois avec ma lame. En 1916, je fabriquais des objets en bois que je vendais aux soldats de la 1ère guerre mondiale. La guerre finie j'ai monté une école de sculpture d'objets. Mes élèves ont perpétués leur savoir-faire dans toute l'Afrique. Aujourd'hui je serais fier de voir cet arrière petit-fils travaillant avec l'outil de son arrière grand-père, mon élève. Cet outil en porte toujours ses initiales, accompagnées de celle de son fils et petit-fils.

En 1963, une 100aine d'artisans se sont regroupés ici en une coopérative. Aujourd'hui ils sont 250, façonnant des milliers d'objets dans la plus grande tradition inculquée. Ils fabriquent, vendent et exportent dans le monde entier des sculptures en bois raffinées, des sculptures d'animaux, des accessoires décoratifs et des produits personnalisés de fantaisie.

Passion 

Évidement, leur petit atelier abrité par quelques morceaux de bois et tôles ondulés est bien loin de nos habitudes. Mais finalement, ils semblent bien heureux, comme dans un petit cocon bien à eux. Un hangar type halle de marché récent a été construit regroupant une cinquantaine d'entre eux. Plus de lumière certes mais moins d'intimité. Où est le bon du mauvais, où le mauvais du bon ?

Ateliers dans leur jus 
 C'est quand que l'on repart à la maison les filles ?

Allez, avant de vous faire découvrir les terres - savanes intérieures, un petit moment de rigolade au guidon de la moto aux abords de Mombasa 🤪

ℹ️️️ Akamba Handicraft Coopérative : -4.02794, 39.6254. Endroit au top évidemment pour ramener de beaux objets ou souvenirs 😉

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Et là où sommes-nous au moment où tu lis ces lignes ? Par ici !

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